29.09.2007
Désolée les mecs...
Un jour, au jardin d'Eden, Eve s'adressa ainsi à Dieu:
- Seigneur, j'ai un probleme....
- Quel est le probleme, Eve ?
- Seigneur, je sais que vous m'avez créée et m'avez donne ce magnifique jardin et tous ces merveilleux animaux et ce grand bouffon de serpent mais c'est juste que je ne suis pas heureuse.
- Pourquoi, Eve ? demande la voix d'en haut.
- Seigneur, je suis seule, et j'en ai ras le bol des pommes et du serpent.
- Bon, Eve, dans ce cas, j'ai une solution. Je vais créer un homme pour toi.
- Qu'est-ce qu'un homme, Seigneur ?
- Cet homme sera une creature imparfaite, avec plusieurs defauts. Il mentira, trichera, sera vaniteux et s'auréolera de gloire ; en fait, il t'en fera voir de toutes les couleurs. Mais. il sera plus grand, plus fort, plus rapide et il aimera chasser et tuer. Il aura l'air ridicule quand il sera excité, mais puisque tu t'es plainte, je le créerai de telle façon qu'il satisfera tes besoins physiques. Il sera un peu niais et s'amusera à des choses inutiles comme se battre et jouer au ballon. Il ne sera pas trop brillant, aussi aura-t-il besoin de tes conseils pour bien orienter sa pensée.
- Superbe! dit Eve, avec un haussement de sourcils ironique. Où est le piège, Seigneur ?
- Bien... tu peux l'avoir à une condition.
- Quelle est-elle, Seigneur ?
- Comme je te l'ai dit, il sera fier, arrogant et vaniteux. Alors tu devras lui laisser croire que je l'ai créé en premier. Mais rappelle-toi, ce sera notre petit secret... tu sais, de femme à femme...
15:45 Publié dans Tout... et surtout n'importe quoi !!! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Langue européenne
On rame déjà avec l'euro, alors imaginez une langue européenne ! La
Commission européenne a pourtant finalement tranché : après la monnaie
unique, l'Union Européenne va se doter d'une langue unique, à savoir... le
français !
Trois langues étaient en compétition :
- Le Français (parlé par le plus grand nombre de pays de l'Union, la
France,la Belgique, le Luxembourg),
- L'Allemand (parlé par le plus grand nombre d'habitants de l'Union)
- L'Anglais (langue internationale par excellence).
L'Anglais a vite été éliminé, pour deux raisons : l'Anglais aurait été "Le
Cheval de Troie" économique des Etats-Unis et les Britanniques ont vu leur
influence limitée au profit du couple franco/allemand en raison de leur
légendaire réticence à s'impliquer dans la construction européenne.
Le choix a fait l'objet d'un compromis, les Allemands ayant obtenu que
l'orthographe du français, particulièrement délicate à maîtriser, soit
réformée, dans le cadre d'un plan de cinq ans, afin d'aboutir à
l'Eurofrançais.
La première année, tous les accents seront supprimés et les sons
actuellement distribués entre "s", "z", "c", "k" et "q" seront répartis
entre "z" et "k", ze ki permettra de zupprimer beaukoup de la konfuzion
aktuelle.
La deuzieme année, on remplazera le "ph" par "f", ze ki aura pour effet de
rakourzir un mot comme "fotograf" de kelke vingt pour zent.
La troizieme année, des modifikations plus draztikes zeront pozibles,
notamment ne plus redoubler les lettres ki l'étaient : touz ont auzi admis
le prinzip de la zuprezion des "e" muets, zourz éternel de konfuzion, en
efet, tou kom d'autr letr muet.
La katriem ané, les gens zeront devenus rézeptifs à des changements
majeurs,tel ke remplazer "g" zoi par "ch", zoi par "j", zoi par "k", zelon
les ka, ze ki zimplifira avantach l'ékritur de touz.
Duran la zinkiem ané, le "b" zera remplazé par le "p" et le "v" zera lui
auzi apandoné, au profi du "f". Efidamen, on kagnera ainzi pluzieurs touch
zu le klafié.
Une foi ze plan de zink an achefé, l'ortokraf zera defenu lochik, et les
chen pouron ze komprendr et komunike. Le ref de l'Unite kulturel de l'Europ
zera defenu realité !
La réchion la mieu préparé en Europ est.....l'Alzaz. 90% de la populazion
le pratik décha kouramen. Pour les autres...bonchour l'AnKoiz !!
14:50 Publié dans Tout... et surtout n'importe quoi !!! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Compréhension des systèmes socio-économiques
Moi qui n'avait jamais rien compris... maintenant, c'est plus simple...
> SOCIALISME
> Vous avez 2 vaches.
> Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.
>
> COMMUNISME
> Vous avez 2 vaches.
> Le gouvernement vous prend les deux, et vous fournit en lait.
>
> FASCISME:
> Vous avez 2 vaches.
> Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.
>
> NAZISME
> Vous avez 2 vaches.
> Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.
>
> DICTATURE
> Vous avez 2 vaches.
> Les miliciens les confisquent et vous fusillent.
>
> FEODALITE
> Vous avez 2 vaches.
> Le seigneur s'arroge la moitié du lait.
>
> DEMOCRATIE
> Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.
>
> DEMOCRATIE REPRESENTATIVE
> Vous avez 2 vaches.
> Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.
>
> DEMOCRATIE DE SINGAPOUR
> Vous avez 2 vaches.
> Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.
>
> ANARCHIE:
> Vous avez 2 vaches.
> Vous les laissez se traire en autogestion.
>
> CAPITALISME
> Vous avez 2 vaches.
> Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.
>
> CAPITALISME DE HONG KONG
> Vous avez 2 vaches.
> Vous en vendez 3 à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres
> de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis vous
> faites un "échange de lettres contre participation", assorti d'une offre
> publique, et vous récupérez 4 vaches dans l'opération tout en bénéficiant
> d'un abattement fiscal pour l'entretien de 5 vaches. Les droits sur le
> lait de 6 vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le
> compte d'une société des îles Caïman, détenues clandestinement par un
> actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de 7
> vaches. Au rapport de ladite société figurent 8 ruminants, avec option
> d'achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous abattez les 2
> vaches parce que leur horoscope est défavorable.
>
> CAPITALISME SAUVAGE
> Vous avez 2 vaches.
> Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous
> licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.
>
> BUREAUCRATIE
> Vous avez 2 vaches.
> Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre
> une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité
> de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le
> jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache
> manquante.
>
> ECOLOGIE
> Vous avez 2 vaches.
> Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.
>
> FEMINISME
> Vous avez 2 vaches.
> Le gouvernement vous inflige une amende pour
> discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous
> trayez aussi.
>
> SURREALISME
> Vous avez 2 vaches.
> Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.
>
> CAPITALISME EUROPEEN
> Vous avez 2 vaches.
> On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache.
> On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour
> surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la
> 3ème vache.
>
> MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE
> Vous avez 2 vaches.
> Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre.
> La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre.
> Vous la donnez à manger à vos moutons.
>
> CAPITALISME A LA FRANCAISE
> Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever
> un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos
> amies les bêtes). Deux ans après, comme la France a
> récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire.
> Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de
> lait :le RAB (remboursement de l'ardoise bovine). Les vaches se mettent en
> grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : "DU LAIT ON
> VEUT DU LAIT". La France construit un lactoduc sous la manche pour
> s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe déclare le lait anglais
> impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du
> lactoduc devenu inutile.
>
> REGIME CORSE
> Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt.
> Vous déclarez 200 vaches et vous touchez les subventions européennes.
14:45 Publié dans Tout... et surtout n'importe quoi !!! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Gloire aux puissants...
L'histoire suivante est véridique, vérifiable auprès des affaires maritimes canadiennes. L'incident a eu lieu en octobre 1995: transcription d'une communication radio entre un bateau de la US Navy et les autorités canadiennes au large de Newfoundland (Terre Neuve).
Américains : "Veuillez vous dérouter de 15 degrés Nord pour éviter une collision. A vous."
Canadiens : "Veuillez plutôt vous dérouter de 15 degrés Sud pour éviter une collision. A vous."
Américains : "Ici le capitaine d'un navire des forces navales américaines. Je répète, veuillez modifier votre course. A vous."
Canadiens : "Non, veuillez dérouter, je vous prie. A vous."
Américains : "Ici c'est le porte avions USS Lincoln, le second navire en importance de la flotte navale des États-Unis d'Amérique. Nous sommes accompagnés par 3 destroyers, 3 croiseurs et un nombre important de
navires d'escorte. Je vous demande de dévier de votre route de 15 degrés nord ou des mesures contraignantes vont être prises pour assurer la sécurité de notre navire. A vous."
Canadiens : "Ici, c'est un phare. A vous."
Américains : (silence radio)
14:45 Publié dans Tout... et surtout n'importe quoi !!! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La recette de la dinde au whisky
- Acheter une dinde d'environs 5 kg pour 6 personnes et une bouteille de whisky, du sel, du poivre, de l'huile d'olive, des bardes de lard.
- La barder de lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
- Faire préchauffer le four (thermostat 7) pendant dix minutes.
- Se verser un verre de whisky pendant ce temps-là.
- Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.
- Se verser ensuite 2 verres de whisky et les boire.
- Mettre le therpostat à 8 après 20 binutes pour la saisir.
- Se bercer 3 berres de whisky.
- Apres une debi-beurre, fourrer l'ouvrir et surveiller la buisson de la pinde.
- Brendre la vouteille de biscuit et s'enfiler une bonne rasade derrière la bravate - non - la cravate.
- Apres une demi-heure de blus, tituber jusqu'au bour. Oubrir la putain de borte du bour et reburner - non - revourner - non - recourner - non - enfin, mettre la guinde dans l'autre sens.
- Se prûler la main avec la putain de borte du bour en la refermant - bordel de merde.
- Essayer de s'asseoir sur une putain de chaise et se reverdir 5 ou 6 whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.
- Buire - non - luire - non - cuire - non - ah ben si - cuire la bringue bandant 4 heures.
- Et hop, 5 berres de plus. Ça fait du bien par oû que ça passe.
- R'tirer le four de la dinde.
- Se rebercer une bonne goulée de whisky.
- Essayer de sortir le bour de la saloperie de pinde de nouveau parce que ça a raté la bremière fois.
- Rabasser la dinde qui est tombée bar terre. L'ettuyer avec une saleté de chiffon et la foutre sur un blat, ou sur un clat, ou sur une assiette. Enfin, on s'en fout...
- Se péter la gueule à cause du gras sur le barrelage, ou le carrelage, de la buisine et essayer de se relever.
- Décider que l'on est aussi bien par terre et binir la mouteille de rhisky.
- Ramper jusqu'au lit, dorbir toute la nuit.
- Manger la dinde froide avec une bonne mayonnaise, le lendemain matin et nettoyer le bordel que tu as mis dans la cuisine la veille, pendant le reste de la journée.
14:40 Publié dans Tout... et surtout n'importe quoi !!! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.09.2007
Matt et Maëlle
Maëlle, sur tous les points et dans tous les domaines, se trouvait parfaite. Elle habitait dans une belle et grande maison, mais pas trop luxueuse pour ne pas avoir l’air d’être de la "haute". Elle avait toujours de bonnes appréciations sur ses bulletins et ses notes étaient uniformément légèrement au-dessus de la moyenne, assez pour être respectée et appréciée, mais pas trop pour ne pas être taxée du délicat surnom d’ "intello". Elle s’entendait bien avec sa famille, sans pour autant entretenir une relation fusionnelle avec elle. Les courbes de son corps entraient parfaitement dans les normes établies par les publicités et les défilés de mode, et pourtant elle avait un physique qui restait discret. Et pour combler le tout, tous les hommes de la Terre étaient à ses pieds.
"Enfin presque" pensa-t-elle, à plat ventre sur son lit, un énorme masque anti-impuretés collé sur son visage. Il restait Baptiste, le beau Baptiste qui faisait chavirer son cœur à chaque fois qu’il débarquait au lycée en moto… Mais qui allait continuer ses études dans une ville à plus de 250 kilomètres de là à la prochaine rentrée… Il restait encore un peu de temps à Maëlle : dans quatre jours elle retournerait au lycée pour les résultats du bac, et elle le verrait sûrement, ensuite tout le monde irait faire la fête chez David – il était sorti avec elle 3 ans auparavant – et là elle n’aurait plus qu’à le cueillir. Tant pis si elle ne le revoyait plus ensuite, elle avait tout simplement besoin de sortir avec lui ce soir là.
Elle retira son masque de beauté (qui semblait ne plus vouloir se décoller) et tapota machinalement sur le téléphone le numéro de Laure, sa meilleure amie tout en appliquant une crème de nuit sur son visage. Laure décrocha.
"- Besoin d’un mec là. Urgent. Ca me démange.
- Je ne veux même pas savoir ce qui te démange, Maëlle.
- Eh bien pour tout te dire, je crois que j’ai un furoncle sur la fesse gauche, tu veux pas venir voir pour me confirmer ?
- Hors de question. T’es pas devant la télé ?
- Non, je devrais ?
- Y’a Bye Bye Love qui passe sur la 3, tu sais avec Ewan McGregor et Renée Zellwegger.
- Ca pue comme film.
- Bon ben je vais laisser Miss Romantique se péter les furoncles fessiers toute seule et je vais regarder la suite de mon film qui pue. Ne rappelle pas avant la pub. "
Et Laure raccrocha. Maëlle essuya ses mains sur son peignoir puis recomposa le numéro de Laure. A cet instant, sa mère entra dans sa chambre : " - Encore au téléphone !
- T’as qu’à m’acheter un portable. Ha Laure ayé c’est la pub ? "
Mme Gaspard referma la porte de la chambre de sa fille en soupirant.
" - Mais puisque je te dis que je ne suis pas devant la télé ! Donc je peux pas savoir quand c’est la pub !
- Bon allez t’es lourde là, ou tu raccroches tout de suite et on parle demain, ou JE raccroche tout de suite et tu parles au tuuuuuuut tuuuuuuuut de ton téléphone.
- J’ai une meilleure idée. "
Maëlle raccrocha, ôta son peignoir, revêtit sa nuisette puis enfila un gros pull par-dessus. Elle descendit à l’étage de dessous et prévint son frère qu’elle sortait. Elle passa la porte d’entrée, fit environ 5 mètres sur sa gauche, entra dans la cour des voisins, et sonna à la porte, qui s’ouvrit presque aussitôt.
" - Je savais que tu ferais ça. T’es chiante. J’ai préparé le popcorn.
- Laure t’es un ange. "
Maëlle passa une bonne soirée avec son amie, mais lorsqu’elle rentra chez elle aux alentours de 4 heures du matin, elle sentait qu’elle avait profondément besoin de quelque chose, mais quoi ? Et elle s’endormit sur la conclusion qu’il s’agissait à coup sûr de Baptiste.
*****************************
Matt remonta le col de sa veste de mauvaise grâce, en frissonnant. Il avait horreur de ces petits gestes qui lui faisaient avouer qu’il n’était plus aussi résistant qu’avant. Un volet claqua au-dessus de sa tête et Matt partit en footing, lentement au début, mais regardant résolument devant lui. Il avait accepté de passer quelques jours chez ses parents avant le mariage d’Annabelle, mais il le regrettait maintenant. Il ne supportait déjà plus les regards larmoyants de sa mère chaque fois qu’il osait se mettre en maillot de bain et qu’elle lui comptait les côtes et les marques depuis la terrasse, ou les allusions qu’elle croyait discrètes sur la quantité de nourriture qu’il devait avaler. Et surtout, cette manie qu’elle avait de guetter le bruit de ses pas dans l’escalier, à l’aurore, pour pouvoir le surprendre avant qu’il ne parte courir et l’accabler de reproches sur sa " santé encore fragile qu’il ne fallait surtout pas brusquer "… Elle ne s’était réveillée à temps que pour le voir de dos depuis sa fenêtre, ce matin, mais il y avait fort à parier qu’elle ne le raterait pas par la suite. Plus que deux jours à tenir, ensuite le mariage, puis retour à Paris, une semaine pour se retaper avant la fin de ses vacances. Il soupira en pensant à cette noce à laquelle il n’avait pas vraiment envie d’aller. Il n’y connaîtrait presque personne, à part ses parents, la mariée et sa famille, et peut-être quelques amis de son père qu’il aurait rencontrés dix-sept ans plus tôt… fameuses réjouissances en perspectives, surtout si sa mère décidait de retracer tout son parcours professionnel en y incluant ces derniers mois à l’hôpital… La seule chose qui le motivait un tant soit peu pour aller à ce mariage, c’était la curiosité de revoir Maëlle. Il avait complètement oublié sa filleule pendant tout ce temps et se demandait ce qu’avait pu devenir le bébé braillard qu’il avait sauvé de la noyade. C’était le faire-part qui lui avait soudain rappelé son existence. Il avait trouvé un peu lamentable cette façon d’annoncer que "Raymond, Isabelle et Maëlle Gaspard sont fiers de vous inviter au mariage de Annabelle et Julio ", puis il s’était souvenu de qui était Maëlle pour lui, et s’était senti vaguement coupable de ne jamais avoir pris de ses nouvelles. Mais il n’avait que 12 ans lors du baptême et ne se sentait pas plus concerné maintenant qu’à l’époque. Matt se redit encore une fois qu’il n’aurait pas dû accepter l’invitation puis il chassa ces pensées en même temps qu’une des mèches brunes qui lui retombaient devant les yeux et ne se concentra plus que sur la chaleur bienvenue et la douleur de l’effort qui le gagnaient peu à peu.
Pour lire la suite (et fin (eh oui, enfin une de terminée !!!)), cliquez ici: http://luc.celeonet.fr/zanny/index.php?2006/04/28/74-matt...
17:14 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Alex et Kana
La grosse bonne femme se mit à pousser des jurons, laissa tomber sa louche dans sa marmite, et grimpa les escaliers aussi vite que son corps obèse le lui permettait. Arrivée devant la porte en bois qui faisait face au palier, elle tambourina des deux poings en hurlant : « BAISSE LE SON IMMEDIATEMENT, TU M’ENTENDS ??? ».
De l’autre côté de la porte, un jeune homme somme toute assez banal sautait sur son lit, mimant une guitare électrique avec ses mains, et chantant à tue-tête. Sur le sol étaient éparpillés de vieux 33 tours. A côté du phonographe récupéré dans une décharge et posé sur le bureau miteux, une pochette d’un album des Sex Pistols était religieusement posée. Lorsque « God save the Queen » fut terminée, le jeune homme réalisa que quelqu’un tentait de démonter sa porte. Il descendit de son lit en toute hâte et éteignit le phonographe, avant de déverrouiller sa porte, pour trouver l’horrible face de sa mère, furibonde et prête à éclater de rage, juste derrière.
Après dix bonnes minutes de remontrances, le jeune homme put enfin refermer la porte et remettre son phonographe en route, moins fort cette fois-ci. Mais il ne se sentait plus assez enthousiaste pour continuer à écouter son disque. La peur était revenue, et cette fois-ci même les Sex Pistols ne pourraient pas l’aider à l’oublier. Il resta allongé sur son lit, tétanisé, jusqu’à ce que sa mère l’appelle pour manger. La maison empestait le chou et le brocoli, ce qui présageait un après-midi charmant pour ses intestins.
Ce jeune homme morose était un lycéen d’apparence parfaitement ordinaire, passe-partout, voire même un peu effacé. Cet après-midi là, il allait enfin savoir s’il allait devoir conserver ce statut de lycéen qu’il avait fini par abhorrer, ou si la Providence lui permettait de quitter son village, son lycée, et tous ces gens qu’il ne pouvait plus supporter. Il était en fait assez singulier, bien qu’il n’ait jamais voulu se l’avouer. Pour lui, toutes les qualités qu’il aurait pu avoir étaient gâchées par un unique défaut, qu’il considérait souvent comme un fardeau, malgré les paroles rassurantes de son père.
Il avait prévu de s’entraîner un peu sur sa basse avant de partir pour son lycée, mais la pression lui montait à la tête, et ses mains tremblaient un peu. Il les avaient donc enfoncées dans les poches de son jean délavé, non pas par mode, mais par l’usure, et était parti, sans un mot. Il avait grimpé les marches escarpées du jardinet jusqu’à la route poussiéreuse, qui filait tout droit vers le village voisin.
Au bout de cinq minutes, il aperçut de loin les silhouettes de deux jeunes filles. Il s’agissait sans aucun doute de Christine et Elisabeth, deux amies inséparables qui habitaient non loin de chez lui. Il les avait toujours trouvées un peu bizarres, mais il préférait amplement leur compagnie à celle des imbéciles heureux avec qui il avait passé l’année en cours. Il refusait de se l’avouer, mais au fond il enviait les deux jeunes filles : elles aussi étaient mises à part par les autres, elles aussi étaient « différentes », mais elles s’étaient mutuellement trouvées. Lui, n’avait aucun ami.
Il avait fini par arriver devant le lycée. Des groupes de lycéens se massaient devant le panneau d’affichage. On pouvait déjà en voir quelques uns hurler de joie, et d’autres rester dans un coin, silencieux et taciturne, parfois pleurant à chaudes larmes. La vue de ce spectacle augmenta son angoisse. Il ne fallait pas qu’il ait raté son bac, il ne le fallait surtout pas. Sa vie dépendait de ce résultat. Il s’approcha fébrilement du panneau, jouant des coudes discrètement. Il croisa des gens qu’il connaissait, mais aucun ne prit la peine de le saluer ou même de lui jeter un coup d’œil. Les listes étaient enfin à sa portée. Le cœur serré, le souffle court, il parcourut la première feuille. Les noms n’allaient que jusqu’à la lettre F. Il se tourna vers la feuille suivante. Cette fois-ci, c’était la bonne. L’esprit vide à cause de la terreur, il laissa son regard glisser sur les noms. Jusqu’à s’arrêter sur une ligne particulière. « Grisard Alexandre ». Il eut l’impression que l’enclume qu’il avait dans le ventre depuis l’aube venait de se transformer en cinq kilos de tapioca tiède. Il relut une vingtaine de fois la ligne où figurait son nom. Ca y était. Il n’était plus lycéen.
En moins de deux, il se fit expulser du groupe comme un corps étranger. Il marcha, comme guidé par un radar invisible, jusqu’à l’entrée de la salle de permanence. On lui donna ses notes, puis il repartit, la feuille fourrée dans sa poche. Il marcha jusqu’à l’autre bout de la ville, et s’arrêta dans le parc municipal, où il s’effondra sur un banc crasseux. C’était terminé. Le calvaire avait enfin pris fin. Il déplia le papier pour regarder ses notes. Il poussa un petit cri de surprise : un avait même décroché une mention ! Lui qui se demandait s’il allait simplement réussir à avoir son bac, il avait en fait 16,5 de moyenne générale ! Il laissa échapper un petit rire. C’était vraiment le plus beau jour de sa vie. Il allait quitter cette ville qu’il détestait, ces gens qu’il haïssait, et cette chaleur qu’il abhorrait. Il allait entrer à la fac, rencontrer des gens ouverts d’esprit, qui ne le regarderaient pas en coin pour chuchoter ensuite dans son dos, croyant qu’il ne remarque rien.
**
Un cri, suivi d’un juron, retentit derrière Kana. Elle s’agrippa fermement aux cordages et se retourna. Le pied de Jan était passé à travers une planche vermoulue. La jeune fille poussa un soupir, plus exaspérée que franchement inquiète.
« - Est-ce que ça va ?
- Ouais ouais… donne-moi deux secondes et j’arrive…
- Grouille-toi, ou on va le louper ! »
Ne cherchant même pas à savoir si son ami la suivait, Kana recommença à grimper. Il y eut un mouvement au-dessus d’elle et elle s’immobilisa à nouveau. Le garde passa sans la voir, trop occupé à ne pas tomber de sa passerelle pour surveiller véritablement ce qui se passait dans les Fondations. Kana reprit son ascension et arriva enfin aux Amarres. Elle se glissa entre deux poutres et leva le nez. Le spectacle qu’elle découvrit dans le ciel lui coupa le souffle, comme il le faisait à chaque fois qu’elle bravait l’interdit de quitter la Cité pour venir ici. Dans le ciel bleu foncé, encore éclairé à l’Ouest par le soleil couchant, des milliers d’oiseaux d’un blanc pur volaient en formation serrée, leurs ailes battant follement sous l’effort, leurs cris couverts par le bruit qu’ils faisaient en soulevant la Ville-Volante de Serd. Jan n’aimait pas l’Envol, qui lui rappelait trop à quel point leur mode de vie était sombre et étriqué, loin du soleil. Mais il adorait le visage de Kana quand la Ville se soulevait et qu’ils repartaient vers un autre Port.
Pour lire la suite, cliquez ici: http://luc.celeonet.fr/zanny/index.php?2006/10/27/73-alex...
17:12 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Outteridge
Le village de Little Valley avait toujours eu, auprès de sa voisine la plus proche (une ville de taille moyenne, pompeusement nommée New Jerusalem et située à plus de 16 miles), la réputation d’un hameau calme et accueillant, où les habitants n’hésitaient pas à jouer de la fourche si vous vous attardiez plus de quelques secondes sur la place centrale. Little Valley vivait en autarcie quasiment totale, n’envoyant un « émissaire » qu’une ou deux fois l’an à la « grande ville » (la plupart des anciens reniflaient avec mépris en parlant de New Jerusalem, comme si Sodome et Gomorrhe avaient planté leurs griffes purulentes sur la ville) pour y vendre une ou deux vaches et revenir avec du sel, la seule denrée que Little Valley ne produisait pas elle-même, à son grand dam évidemment. Les gars du pays épousaient des filles du pays, et le taux de consanguinité ne cessait d’augmenter, entraînant de plus en plus de fausses couches et de nouveaux-nés malformés qu’on abandonnait dans les bois entourant Little Valley. Le village était déjà à l’agonie quand la famille Outteridge vint s’installer sur la colline de Green Hill, aux alentours de l’année 1870, et y fit construire la gigantesque maison à colonnades qui surplombait la vallée comme un monstre aux yeux innombrables, près à dévorer les imprudents qui auraient osé franchir la lourde grille de fer forgé qui délimitait la propriété. Les rumeurs allèrent bon train sur cette famille de nobles qu’on ne voyait jamais au village, et l’aspect si particulier de leur serviteur (un homme d’une cinquantaine d’années aux cheveux grisonnants, dont la peau et les yeux adoptaient la même teinte poussiéreuse, qui ne parlait pas et payait comptant tout ce qu’il achetait, en vieilles pièces de cuivre rongées par le vert de gris) n’aidait pas la confiance à s’installer, si bien que personne ne s’étonna quand le mot « sorcellerie » fut murmuré comme le premier souffle de vent d’une tempête. La peur enfla en plus de vingt ans, mais quand elle éclata enfin, on aurait pu se croire revenu au temps de la chasse aux sorcières si les fusils n’avaient pas remplacé les fourches. Les habitants de Little Valley franchirent l’enceinte du Manoir Outteridge un soir d’orage où la pluie battante rendait l’ombre de la maison plus effrayante encore et, lorsqu’ils défoncèrent les doubles portes à la hache, l’odeur de l’eau masqua un instant celle de la pourriture qui imprégnait le bois. De la famille Outteridge et de leur domesticité, on ne trouva pas un survivant, et l’on ne sus jamais qui les avait aussi atrocement mutilés avant de les laisser se vider de leur sang sur le parquet de bois clair, où les traces sombres demeuraient visibles plus d’un siècle plus tard.
Pour lire la suite, cliquez ici: http://luc.celeonet.fr/zanny/index.php?2007/04/09/72-outt...
17:07 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Balcon
« Y a des jours où on ferait mieux de rester couché… mais y en a où on ferait mieux de pas dormir du tout… » Kyle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule: personne ne le poursuivait. Il s’arrêta donc au milieu de la rue pour prendre enfin le temps d’enfiler son caleçon et son T-shirt. Tant pis pour le jean, il n’avais pas put le récupérer avant de filer par la fenêtre… Pareil pour les baskets, il rentrerait pieds nus, et Janis pourrait encore se foutre de sa gueule. Il entendait déjà la voix rieuse de sa coloc’: « Mon grand, quand on se fait entretenir par des femmes mariées, on évite d’être trouvé endormi dans le lit conjugal par le mari aviné, c'est une question de prudence élémentaire..."
On dit que, lorsque le soleil se couche, un rai de lumière verte fuse de l'horizon, et que cela signifie que quelqu'un a été ramené du royaume des morts.
Tout naturellement, Alikahn s'était toujours demandé si, au moment où le soleil se lève, quelqu'un était obligé de mourir. En grandissant, elle avait cessé de se poser cette question, mais elle continuait à être fascinée par le lever du soleil. Tous les matins, elle faisait de son mieux pour mettre le nez à la fenêtre ou, si la température le permettait, pour assister au spectacle, assise sur son balcon.
C'était un rituel que la jeune femme effectuait quotidiennement. C'était sa manière à elle de se ressourcer avant d'entamer sa journée.
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17:04 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quel héros de film es-tu?
Mon seul regret: ne pas pouvoir obtenir des réponses comme "Alien" ou "les David" (comment ça, "eux c'est pas des héros"??!!)
http://quel-heros-de-film.es-tu.com/
(Je passe pas mes réponses, la seule qui me plaît c'est "Hannibal Lecter" à 66% ... les autes sont une bonne partie des mecs que j'aimerais mettre dans mon lit, ça compte pas!!!)
Et la version pour les filles:
http://quel-heroine-de-film.es-tu.com/
| Tu es : | |
| Vivian Ward (Pretty woman) : 75% | |
| Leeloo (Le 5ieme élément) : 71% | |
| Catherine Tramell (Basic instinct) : 70% | |
| Jean Grey (Xmen) : 70% | |
| Bebe (Dirty dancing) : 69% | |
| Beatrix Kidow (Kill Bill) : 68% | |
| Michelle (American pie) : 66% | |
| Bridget Jones : 66% | |
| Trinity (Matrix) : 62% | |
| Ellen Ripley (Alien) : 57% |
15:10 Publié dans Tout... et surtout n'importe quoi !!! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note